Faire connaissance avec Emma Cossée Cruz, artiste contemporaine

Emma Cossée Cruz invite les maisonnais à participer à un atelier artistique...

Présentation avec l'artiste :

Emma Cossée Cruz

photographie / vidéo / installation

Emma Cossée Cruz dans son atelier au 6b à Saint-Denis ©Luca Nicolao

Contacts

Biographie

Emma Cossée Cruz est une artiste photographe franco-chilienne née en France en 1990.
Diplômée de l’École Supérieure des Beaux-arts de Paris en 2013 dans les ateliers de Patrick Tosani et Eric Poitevin, elle obtient en 2012 une bourse DAAD-OFAJ pour un séjour d’étude avec Hito Steyerl à l’Universität der Künste de Berlin. En 2014, elle obtient une bourse de la Fondation Kenza-Institut de France pour un séjour d’un an à Buenos Aires.

En 2015, elle développe le projet Casa Placeres à Valparaiso au Chili et travaille avec quatre écoles élémentaires à la réalisation d’une exposition de photographies. En 2016, suite à une résidence artistique avec l’atelier d’Eric Poitevin, elle développe une installation vidéo et une performance au Musée de la Chasse et de la Nature. En 2018, elle initie l’installation vidéo Pouvoir Tonique dans le cadre d’une résidence à La Paternal Espacio Proyecto à Buenos Aires. En 2021, elle développe la série de photographies Traces du toucher dans le cadre de la commande photographique de la collection départementale d’art contemporain de Seine-Saint-Denis.

La collaboration et la pédagogie ont une place très importante dans son travail. Elle mène des ateliers de photographie et d’éducation aux images avec le BAL/La Fabrique du Regard depuis 2013. En 2020, elle mène un an de résidence dans le cadre de l’aménagement de l’écoquartier fluvial de L’Île-Saint-Denis avec trois artistes du collectif Île en Ville (une initiative de Plaine Commune Développement, en lien avec Plaine Commune, Territoire de la culture et de la création, et la ville de L’Île-Saint-Denis). En 2021, elle développe des ateliers pédagogiques avec le MAC VAL.

Démarche

Dans mes installations vidéos et photographiques, je m’intéresse aux usages des espaces publics, aux manifestations idéologiques du bien-être, aux stratégies de communication et aux formes d’appropriation de ces espaces par la couleur, par l’installation d’équipements sportifs et d’aménagements urbains.
Les équipements que je photographie interagissent avec le corps, le donnent en spectacle, le soutiennent, le transforment et participent à modeler nos imaginaires, nos désirs, nos modes de vie.

Pouvoir Tonique
Intervention In situ 2018. Installation vidéo, 4 écrans 320 x 180 cm, 11 minutes en boucle, couleur, sans son 2020 .

La série de photographies Traces du toucher a été initiée en 2018 à Buenos Aires. Elle documente les barres de traction, les rameurs, les elliptiques installés dans les parcs de la ville et systématiquement repeints aux couleurs du parti majoritaire de la mairie d’arrondissement. Ces photographies en gros-plans peuvent être regardées comme une histoire politique récente de la ville : l’usage des équipements sportifs et l’érosion que le passage répété des mains et la transpiration provoquent, finit par donner à voir, dans la superposition des couleurs, l’alternance politique.

J’ai ensuite poursuivi cette série dans l’espace public français et cherché à explorer davantage l’abstraction de ces peintures sans auteur.

Street Workout, Buenos Aires - Série Traces du toucher
2018-2020 - Série de photographies couleur, impression jet d’encre pigmentaire sur papier baryté contrecollée sur aluminium 80 x 80 cm

En 2020, suite à l’apparition et au développement de la pandémie de Covid 19, ce travail prend une autre portée : ce qui était une somme de gestes inconscients (se tenir à une main courante, tourner une poignée de porte, appuyer sur un bouton pour sortir des transports en commun) devient une potentielle menace.

Ce travail se poursuit actuellement dans le cadre du projet Respirations, Chroniques de Seine-Saint-Denis et intégrera la collection départementale d’art contemporain fin 2021. Une exposition aura lieu en novembre dans la salle d’exposition du 6b, lieu de création et de diffusion à Saint-Denis.

Dans cette optique, je développe une nouvelle série intitulée Palpe. J’explore les liens entre l’inquiétude actuelle du toucher, la place grandissante des écrans tactiles dans les villes (dans les transports en commun, les fast food…), la réduction des expériences sensibles et la question de la matérialité et de l’immatérialité en lien avec l’économie (l’argent liquide, le sans-contact…).

Emma Cossée Cruz invite les maisonnais à participer à une démarche artistique...

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