Le journal trop lourd

Le matériel

Préparation du matériel

Commencer par faire un trou au milieu de la plaque de carton puis au milieu de la feuille de journal.

Attacher la ficelle à la rondelle puis l’autre extrémité dans le carton et dans la feuille de journal.

Tirer la ficelle jusqu’à ce que la rondelle soit plaquée au carton.

Installation de l'expérience

Se placer à un endroit où le sol est assez plat et où il y a assez de place pour déposer la feuille de papier journal à plat.

Le déroulement de l'expérience

1. Prendre la ficelle et soulever l’ensemble pour mesurer le poids.
Alors ? Lourd ou léger ?

2. Déposer le carton au sol avec la rondelle côté sol, et s’assurer que la feuille de papier journal est bien à plat et recouvre bien le carton.

3. Avec la ficelle, essayer de soulever le journal avec des coups brefs et répété.

4. Ensuite, essayer de soulever le journal de façon lente.

Que voit-on ?

Lorsqu’on essaye de le soulever avec des coups brefs, la feuille de papier journal semble “aspirée”, “collée au sol”, “ça fait comme une ventouse”… la feuille ne se soulève pas, elle paraît “trop lourde” !

Mais quand on soulève doucement, il n’y a plus aucune résistance, c’est “facile” et “tout léger” !

Pourquoi ?

En général, sur cette expérience, on cherche ce qui se passe sous la feuille de papier journal (il y a un aimant, il a quelque chose qui aspire…).

Mais il va falloir regarder ce qui se passe au-dessus de la feuille de papier journal !
Alors là vous direz qu’il n’y a rien !
C’est certain, c’est comme si nous étions en train d’appuyer sur la feuille de papier journal avec nos mains.
Alors qu’est-ce qui appuie sur la feuille de papier journal si ce ne sont pas nos mains ?

Au-dessus de la feuille de papier journal, il n’y a pas “rien”, il y a “quelque chose” qu’on ne voit pas !

C’est de l’air.

Il faut savoir que l’air, même si on ne le voit pas et qu’on ne le sens pas, est bien présent et appuie tout le temps partout, sur tout, y compris sur notre corps, mais nous sommes habitués alors nous ne nous en rendons pas compte.

Si on imagine toute la colonne d’air qu’il y a sur un de nos ongles (environ 1 cm carré), de l’ongle jusqu’à l’espace, il y a environ 1 kilogramme d’air.

Si nous regardons combien il y a d’ongles sur la feuille de papier journal, nous comprenons vite qu’il y  a beaucoup de kilos d’air qui appuient sur la feuille de papier journal.
C’est pour cela que nous ne parvenons pas à la soulever.

Mais alors pourquoi y arrive-t-on lorsqu’on soulève doucement ?

En soulevant doucement, l’air a le temps de passer sous la feuille de papier journal et vient appuyer dessous en nous aidant à la soulever. La feuille de papier journal devient alors toute légère.